EDUCATION
PAROLES DE JEUNES
 
Bilan suite à nos interventions en 2007 :
  • "Te sens-tu plus à l’aise pour donner ton point de vue en classe, à l’école, à la maison ?"

• 60% des élèves pensent que ces animations leur ont permis, de manière plus ou moins forte d’oser donner leur point de vue en classe, à l’école ou à la maison. • Et 15% répondent à cette question par "énormément". Certains évoquent notamment le travail qu’ils ont fait sur leur timidité.

  • "Quelles sont la ou les idées fortes que tu as retenues de ces animations ?"

Exemples de réponses des jeunes : • "Il ne faut pas juger les gens par leur apparence, il faut aider avant de critiquer" • "Il n’est pas nécessaire d’aller à l’autre bout du monde pour combattre la misère, il faut savoir écouter et respecter les autres" • "Il faut se soutenir" • "Il faut faire des efforts pour qu’il y ait la paix"

  • "As-tu trouvé ces animations utiles pour toi, pour d’autres, pour la vie de classe"

Exemples de réponses des jeunes : • "Si on entretient la plante, on peut rêver à l’impossible" • "Je crois que ces animations servent pour faire changer les pensées, les attitudes" • "Cela m’a aidé à m’exprimer" • "Depuis, on se parle plus"

Au cours du cycle 2005-2006 :
  • Suite à une animation "Savoir s’exprimer pour éviter d’exploser" au Collège de la Paix, Issy-les-Moulineaux :

• "Je trouve que c’est presque toujours mieux de dire ce qu’on ressent (mais il ne faut pas blesser les personnes à qui on parle). Je ne le fais pas toujours parce que ce n’est pas évident." • "C’est mieux de s’expliquer que de s’énerver; ça aide à résoudre les problèmes." • "La violence est partout où l’on va, où l’on est. On pourrait l’éviter en en parlant, ou en aidant d’autres personnes qui en ont besoin, être patient sans chercher à faire mal."

  • Suite à une animation sur "La violence, c’est quoi ?", à l’Institut Formation Avenir à La Courneuve :

• "La violence empêche les autres de travailler, ça fait peur aux élèves, et même ça montre l’exemple aux plus petits, comme les enfants de 10 ans qui peuvent faire comme eux et répéter les insultes et donner des coups." • "On est tous pareil, ce n’est pas juste de maltraiter les autres, si je maltraite les autres et bien j’aurais honte. On doit pas se croire plus fort que les autres. On doit aider les gens qui ont des problèmes."

  • Suite à une animation "La violence une question de choix", au Collège Jean Jaurès, Levallois-Perret :

• "S’il y a de la violence dans le collège, je vais voir un surveillant. Si ça se passe dans la rue, j’appelle la police en me cachant pour que l’on ne me voit pas. Il y a toujours une solution à un problème. On doit s’expliquer, se contrôler." • "La violence est partout où l’on va, où l’on est. On pourrait l'éviter en en parlant, ou en aidant d’autres personnes qui en ont besoin, être patient sans chercher à faire mal." • "C’était marrant et facile à faire. C’est mieux de s’expliquer que de s’énerver, cela aide à résoudre les problèmes !"(Collège Jean Jaurès, Levallois Perret.) Par ailleurs, une élève nous a dit que lorsqu’elle avait appris qu’une animation était prévue, elle avait été contente parce qu’elle pensait qu’elle pourrait rigoler, discuter avec ses copines… et puis après sa participation à l’animation et toutes les discussions que nous avons eues ensemble, elle a trouvé ça "passionnant".

Au Salon des Initiatives de Paix de la la Villette en 2004 :

Les collégiens ont été frappés par la personnalité d’Irène Laure. Une jeune fille a déclaré : "Cette femme est tellement humaine qu’elle a réussi à refouler sa haine et à demander pardon. Elle est remarquable. J’espère que j’aurais été aussi forte qu’elle."

Animation d'Initiatives et Changement pour des adolescents au Salon des Initiatives de Paix à Paris, juin 2004

Un adolescent a avoué : "Moi, si je rencontre mon ennemi, je lui tape dessus ; car sinon c’est lui qui va le faire." Son copain souhaitait au contraire entamer le dialogue mais ne savait pas comment s’y prendre. Leur voisine préfèrerait faire appel à un médiateur et parle des conflits à l’intérieur de leur classe. Les mots d’une jeune participante résument à eux seuls la réflexion que le film a provoquée : "J’ai appris aussi que pour faire bouger le monde, il faut déjà commencer par soi-même et non par l’autre. C’est un petit pas à faire, mais cela demande tellement d’efforts !"

En 2004, au Collège Victor Hugo, Issy-les-Moulineaux :

Après leur avoir demandé ce que pour eux évoquait la haine nous avons obtenu les réponses suivantes : • Un adolescent a écrit : "Ça évoque un sentiment que l’on ressent au fond de soi que l’on ne peut exprimer et auquel on ne cesse de penser. C’est un sentiment très fort de désespoir, d’énervement." • Un autre : "Le dégoût d’une personne ; détester une personne au point de vouloir la tuer, à cause de sa religion, de sa couleur, de son origine… " • Pour au final conclure : "Ça sert à rien de reconstruire si on fait pas la paix avec les anciens ennemis."