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Crise alimentaire: des agriculteurs prennent la parole
25 avril 2008

Visite d'un groupe d'agriculteurs français en Inde en 2001
(Photo: Jean-Pierre Eymeriau)

Rouler ou manger, il faut choisir! Et si les agriculteurs...

Tel est le titre d'une déclaration rédigée par le programme Dialogue entre agriculteurs d'Initiatives et Changement face à la crise alimentaire mondiale et ses conséquences dramatiques.

Initiatives et Changement, consciente depuis longtemps de ces risques potentiels, réunissait en Novembre 2007 près d'Angers, à La Pommeraye, des agriculteurs venant de 18 pays du monde entier. L’objectif était de leur permettre de réfléchir par eux-mêmes aux défis auxquels ils sont confrontés dans leur fonctionnement quotidien et dans leurs perspectives d’avenir : quel type de développement agricole privilégier, comment concilier celui-ci avec le besoin de nourrir toute l’humanité, de préserver l’environnement et de survivre dans une économie mondialisée ?

La rencontre de La Pommeraye a montré que les agriculteurs venant de situations très diverses peuvent apporter des réflexions et des solutions en échangeant entre eux et avec les responsables politiques et économiques. Bien sûr, ceux-ci
devront faire leur travail, mais ils seraient bien prétentieux de croire qu’ils peuvent le faire sans les agriculteurs. Ceux-ci sont
prêts à relever le défi, localement, régionalement et au niveau international !

Ce type de rencontres internationales est peut-être trop rare. L’association Initiatives et Changement est prête à
apporter son concours, son réseau et son expérience pour stimuler les réflexions et échanges avec les agriculteurs !

« On ne peut pas parler de politique agricole sans regarder le monde » disait Michel Barnier, ministre de l’Agriculture, lors des premières rencontres de la Maison de l’Europe à Rennes. Mais peut-on en parler sans les agriculteurs ?

Christiane Lambert, agricultrice dans le Maine-et-Loire, vice-présidente de la FNSEA et partenaire de la rencontre internationale d’Agriculteurs de novembre 2007, voit dans les retournements actuels de conjoncture un effet bénéfique pour ses collègues : « Le rôle des agriculteurs producteurs redevient central ».